UNE VIE N’EST VECUE QUE PAR L’AMOUR DES SIENS

Richard tu es parti.
Tu nous laisses appauvris de ce sel si particulier que tu apportais à nos existences. Tu nous redonnais l’espoir par ce que tu incarnais et insufflais: la vie de l’esprit. Tu savais rendre intelligent tous ceux qui t’écoutaient. Tu parlais aussi bien à l’oreille des vieux barons qu’à celle des plus jeunes chez lesquels tu allumais la griserie de vivre et d’aimer.
Pour toi, vivre, c’était aussi la tauromachie et la poésie. Ainsi tu nous offris, sous le prétexte de ces fêtes païennes, tes plus belles et émouvantes proses:
(extrait du Llianto à Paquiri)
« Le sable se souvient
que de la Maestranza
et de l’Andalousie
tu fus l’amant suprême
et le fils réunis.
De l’Espagne souillée
oubliant ses racines,
Immolé dans son sein
pour lui redonner la vie,
tu as donné la tienne
pour qu’elle se souvienne
qu’un torero qui meurt
c’est l’Espagne qui vit »

On t’aimait Richard, parce que tu représentais toutes les qualités que nous admirons: l’élégance et la pertinence de la pensée, la légèreté amusante, la modestie et la tolérance.
Aujourd’hui, chacun de nous a le douloureux sentiment de perdre un ami et partage la peine de Florence, France, Frédéric, Marie et Clara qui t’ont donné tant de bonheur.
Adecias, mon Richard, et repose en paix puisque, ta vie intense, radieuse et respectueuse a exaucé ta pensée secrète:
UNE VIE N’EST VECUE QUE PAR L’AMOUR DES SIENS.

BERNARD TRILLES